langueur

langueur

langueur [ lɑ̃gɶr ] n. f.
• 1125; lat. languor, oris
1Vieilli État d'une personne dont les forces diminuent graduellement et lentement. abattement, affaiblissement, alanguissement, dépérissement, épuisement, étisie, marasme. Maladie de langueur. anémie.
2Vieilli Asthénie due à une fatigue nerveuse, des chagrins. abattement, dépression. « Il tombait en langueur » (Duhamel).
3Mod. Mélancolie douce et rêveuse, tristesse vague. « Quelle est cette langueur Qui pénètre mon cœur ? » (Verlaine). « Ils sentaient une même langueur les envahir tous les deux » (Flaubert).
4Manque d'activité ou d'énergie. apathie, indolence, mollesse, paresse. « Stamboul reprenait son indicible langueur orientale » (Loti). Fig. La langueur du style, d'une composition.
⊗ CONTR. Activité, animation, ardeur, chaleur, force, vie, vivacité.

langueur nom féminin (latin languor, -oris) Abattement physique ou moral qui se manifeste par un manque d'activité, d'énergie, de dynamisme : Maladie de langueur. Mélancolie empreinte de rêverie douce et d'attendrissement amoureux : Être accablé d'une douce langueur. Manque d'énergie, de dynamisme d'une activité : La langueur des affaires.langueur (citations) nom féminin (latin languor, -oris) Alain Chartier Bayeux vers 1385-vers 1435 Elas ! Pourquoy m'a elle procuree Mort a demy sans l'avoir assouvie ? Vie en langueur, telle est ma destinee, Quant je ne voy ma doulce dame en vie. Ballade de l'amie perdue Bernard Le Bovier de Fontenelle Rouen 1657-Paris 1757 La langueur a ses usages ; mais quand elle est perpétuelle, c'est un assoupissement. Lettres galantes du chevalier d'Her…langueur (synonymes) nom féminin (latin languor, -oris) Abattement physique ou moral qui se manifeste par un manque...
Synonymes :
- dépérissement
- épuisement
- étisie
Contraires :
- vitalité
Mélancolie empreinte de rêverie douce et d'attendrissement amoureux
Synonymes :
- mélancolie
Contraires :
- alacrité
- élan
- énergie
- pétulance
- vivacité
Manque d'énergie, de dynamisme d'une activité
Synonymes :
- léthargie
Contraires :
- prospérité

langueur
n. f.
d1./d Apathie paralysant toute énergie; dépression. La langueur due à une vie de misère.
d2./d Disposition d'esprit tendre et rêveuse. Une langueur voluptueuse.

⇒LANGUEUR, subst. fém.
A. — Affaiblissement physique ou moral qui réduit considérablement les forces et l'activité d'une personne.
1. Vx ou littér. [La cause est de nature physique (maladie, blessure)] Entrer, être, tomber, tourner en langueur; se consumer de langueur. Je suis malade, messieurs, je me meurs de langueur, et vous m'excuserez si je ne puis me lever (STENDHAL, Chartreuse, 1839, p. 339). Une langueur qu'on craignait de voir dégénérer en consomption lente (LAMART., Raphaël, 1849, p. 139) :
1. Les enfants paraissaient atteints d'une maladie de langueur, ne mangeaient plus, accusaient des douleurs de ventre, traînaient quelque temps, puis expiraient au milieu d'abominables souffrances.
MAUPASS., Contes et nouv., t. 2, Moiron, 1887, p. 1145.
Rem. Ac. souligne que dans ce sens le mot est souvent employé au plur. : Il ne sent point les langueurs de l'âge.
P. anal. État d'une plante qui végète, s'étiole, dépérit. La langueur ou l'activité de la végétation semblait dépendre d'influences célestes (VOLNEY, Ruines, 1791, p. 225).
2. [La cause est de nature morale]
a) Asthénie, affaiblissement de l'énergie morale et physique causée par une fatigue nerveuse, par une souffrance morale. La mort de sa femme l'a jeté dans un état de langueur dont il a peine à sortir (Ac.). La langueur, ou l'impuissance absolue de l'esprit (CABANIS, Rapp. phys et mor., t. 1, 1808, p. 453). Oui, mon Père, je mourrai de colère et de langueur si je ne le retrouve pas (ARNOUX, Rêv. policier amat., 1945, p. 77) :
2. Vous voilà condamné à la vie maintenant, cher ami, à une vie de langueur, d'empêchement et de souffrance, où votre âme stoïque s'épanouit quand même...
SAND, Corresp., 1867, p. 163.
b) État d'âme mélancolique et rêveur qui rend nonchalant, sans énergie. Elles [les jeunes filles] lisent Loti et Fromentin, qui les laissent pleines de langueurs (CHARDONNE, Dest. sent., I, 1934, p. 67). Comme elle s'approchait de la fenêtre, une étrange langueur l'avait saisie à la vue de la campagne toute teintée d'une buée verte (LACRETELLE, Hts ponts, t. 3, 1935, p. 125) :
3. Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon cœur
D'une langueur
Monotone.
VERLAINE, Poèmes saturn., 1866, p. 72.
En partic. État d'âme dû aux tourments d'une passion amoureuse qui s'exprime par une mollesse de l'attitude ou des regards. La suavité et la gracieuse langueur des femmes de l'Asie, beauté bien plus féminine, bien plus amoureuse, bien plus fascinante pour le cœur que la beauté sévère et mâle des statues grecques (LAMART., Destinées poésie, 1834, p. 393). La vivacité nerveuse de Juliette, qu'elle noyait d'une langueur étudiée (ZOLA, Page amour, 1878, p. 882) :
4. Yves se faisait de cet amour des représentations simples et précises; il imaginait des regards de langueur, des baisers furtifs, des mains longuement pressées, toute une romance qu'il méprisait.
MAURIAC, Myst. Frontenac, 1933, p. 67.
B. — P. anal.
1. Caractère d'une chose (paysage, climat) dont la monotonie, la moiteur engendrent cet état d'âme. Après les langueurs extrêmes de cet interminable été, le ciel s'est levé couvert et tout bouleversé (RIVIÈRE, Corresp. [avec Alain-Fournier], 1906, p. 287). La mortelle langueur de l'après-dînée (CLAUDEL, Feuilles Saints, 1925, p. 625) :
5. Je fuyais tes regards, je cherchais ma raison.
Mais la langueur des champs, leur tristesse attrayante,
À ma langueur secrète ajoutaient leur poison.
DESB.-VALM., Élégies, 1833, p. 70.
2. Affaiblissement de l'énergie, ralentissement de l'activité de quelque chose.
a) Ralentissement de l'activité, du développement (d'une entreprise, d'une société). M. Géraud dit qu'après cinq ans de langueur, cette année est excellente pour les manufacturiers (MICHELET, Journal, 1842, p. 475).
b) Manque d'intérêt, de mouvement, de chaleur (d'une œuvre artistique ou littéraire). Langueur d'un discours, d'une conversation. [David] fut frappé (...) de la langueur, de la faiblesse de ces honteuses productions de son temps (DELACROIX, Journal, 1860, p. 270) :
6. Je sens fort bien que ces développements doivent jeter de la langueur dans la troisième partie de l'Essai, mais que faire à cela?
LAMENNAIS ds Mme V. HUGO, Hugo, 1863, p. 6.
REM. 1. Languison, subst. fém., région., synon. Aux maladies s'ajoutaient l'ennui, la languison. Les plus vaillants n'avaient même pas le courage de travailler (A. DAUDET, Port-Tarascon, 1890, p. 128). 2. Languissement, subst. masc., région. Action, fait de languir; langueur. Frédéry avait trop de languissement à son Hospitalière et à son petit Frédy (FABRE, Chevrier, 1867, p. 321). 3. Languition, subst. fém., région. Synon. de languison (supra rem. 1). J'avais une languition sotte qui me faisait regarder toutes les filles sans oser leur dire un mot (SAND, Maîtres sonneurs, 1853, p. 17).
Prononc. et Orth. : []. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. Prob. av. 1130 (v. éd. pp. 200 et 261) [ms. fin XIIe-début XIIIe s.] « maladie, état de faiblesse » ([PHILIPPE DE THAON], Lapidaire alphabétique ds Lapidaires anglo-norm. éd. P. Studer et J. Evans, V, 989, p. 236); 2. a) ca 1180 « état d'abattement, de mélancolie dû à la passion amoureuse » (THOMAS, Tristan, 2484, 3037 ds T.-L.); cf. 1269-78 (JEAN DE MEUN, Rose, éd. F. Lecoy, 4275 : Amors c'est langueur toute santeïve, C'est santé toute maladive) et 1525 (C. MAROT, Élégie IV, 49, ds Œuvres lyriques, éd. C. A. Mayer, p. 224 : Oubly, Jalousie et langueur Suyvent Amours); b) 1670 « caractère de ce qui est empreint de ce sentiment » langueur [des yeux] (RACINE, Bérénice, IV, 4); 3. a) 1564 « chagrin, malheur » (Indice de la Bible ds FEW t. 5, p. 163 a); b) 1765-70 « mélancolie, vague tristesse » (ROUSSEAU, Confessions, VI, ds Œuvres éd. B. Gagnebin et M. Raymond, t. 1, p. 243); 4. a) 1580 « nonchalance, indolence, paresse » (MONTAIGNE, Essais, I, XXVI, éd. A. Thibaudet, et M. Rat, p. 175); b) fin XVIIe-1re moitié XVIIIe s. « manque de force, de chaleur (d'une production de l'esprit) » (FONTENELLE, Du Verney ds LITTRÉ); c) 1780 [éd.] « stagnation (d'une activité écon.) » (RAYNAL, Hist. phil., VII, 14, ibid.). Du lat. languor « faiblesse, abattement, lassitude; maladie; inactivité, mollesse, tiédeur ». Fréq. abs. littér. : 1 109. Fréq. rel. littér. : XIXe s. : a) 2 152, b) 2 246; XXe s. : a) 1 371, b) 850.

langueur [lɑ̃gœʀ] n. f.
ÉTYM. 1125; lat. languor, -oris, de languere. → Languir.
1 Vieilli. État d'une personne dont les forces (cit. 10) vont diminuant graduellement et lentement. Abattement, adynamie, affaiblissement, affaissement, alanguissement, anéantissement, dépérissement, épuisement, étisie, marasme. || Dépérir (cit. 1) de langueur. || Malade consumé de langueur. Consomption; languir; languide. || Fièvre (cit. 1) qui fait tomber dans une langueur extrême.Maladie de langueur due à l'anémie, à la neurasthénie.
1 Bientôt les pauvres gens tombèrent en langueur;
Il ne se forma plus de nouveau sang au cœur (…)
La Fontaine, Fables, III, 2.
2 (…) nous sommes résolus, si son mal se tourne en langueur, de nous en aller en Provence (…)
Mme de Sévigné, 262, 6 avr. 1672.
3 (…) la mort de Mlle Herminie de Stasseville, victime d'une maladie de langueur (…)
Barbey d'Aurevilly, les Diaboliques, « Le dessous de cartes… ».
Fig. Défaut d'activité. Atonie, dépression, léthargie, marasme, stagnation.
4 Les sept cent cinquante-neuf plantations distribuées dans soixante-une vallées sortaient de leur langueur, et il s'en formait d'autres (…)
G. T. Raynal, Hist. philosophique, VII, 14, in Littré.
2 Littér. Asthénie causée par une fatigue nerveuse, des chagrins. Abattement, dépression, ennui. || Langueur d'âme. || Périr de langueur (→ Crever, cit. 22).
5 Alors vous faites de la nostalgie, de la langueur, de la déception, de la neurasthénie (…) Je me trompe ?
Colette, la Fin de Chéri, p. 91.
6 Ensuite, pendant des semaines, il tombait en langueur, affectait de ne s'intéresser plus à quoi que ce fût (…)
G. Duhamel, Chronique des Pasquier, III, VIII.
3 Mod. Mélancolie douce et rêveuse, tristesse vague. || Langueur mystique (→ Assoupir, cit. 8).
7 Plus sédentaire, je fus pris non de l'ennui, mais de la mélancolie; les vapeurs succédèrent aux passions; ma langueur devint tristesse; je pleurais et soupirais à propos de rien (…)
Rousseau, les Confessions, V.
8 Les sanglots longs
Des violons
De l'automneBlessent mon cœur
D'une langueur
Monotone.
Verlaine, Poèmes saturniens, « Paysages tristes », V.
9 Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?
Verlaine, Romances sans paroles, III (→ Cœur, cit. 40).
Spécialt. État de l'âme fréquent dans l'amour où, à l'émoi sensuel, se mêlent tantôt un bonheur attendri, tantôt un sentiment d'inquiétude. || Langueur amoureuse. || Un amoureux tout rempli de langueur. Langoureux (→ Bémol, cit. 3). || Tomber en de douces langueurs (→ Frisson, cit. 15).
10 (…) tes yeux, aux miens découvrant ta langueur,
Me demandaient quel rang tu tenais dans mon cœur (…)
Racine, Alexandre, IV.
11 (Dans le temple de Vénus) une secrète et douce langueur s'emparait de moi (…)
Fénelon, Télémaque, IV.
12 (…) tandis qu'ils s'efforçaient à trouver les phrases banales, ils sentaient une même langueur les envahir tous les deux; c'était comme un murmure de l'âme, profond, continu, qui dominait celui des voix.
Flaubert, Mme Bovary, II, III.
13 Et leurs pieds se cherchant et leurs mains rapprochées
Ont de douces langueurs et des frissons amers.
Baudelaire, les Fleurs du mal, CXI.
14 Tout l'accablait de langueur, la tiédeur de ce jour immobile, l'odeur des feuilles, le silence profond.
P.-J. Toulet, la Jeune Fille verte, V.
15 Adrienne (…) noire et changée dans son nuage de tulle, accable de sa langueur l'épaule de son mari (…)
Colette, la Maison de Claudine, p. 85.
15.1 Ce Satyre — figure de l'Immédiat — est le contraire même du Langoureux. Dans la langueur, je ne fais qu'attendre : « Je ne finissais pas de te désirer ». (Le désir est partout; mais, dans l'état amoureux, il devient ceci, de très spécial : la langueur).
R. Barthes, Fragments d'un discours amoureux, p. 185.
Fig. || La langueur d'un chant (→ Découragement, cit. 1), d'un flamenco (cit. 2) andalou. || Langueur tendre d'un parfum (→ Bien-être, cit. 2).
4 Manque d'activité, d'énergie. Apathie, assoupissement, indolence (cit. 5), mollesse, nonchalance, paresse. || Donner des signes de langueur. Relâchement.
16 Aussi n'avait la mienne (ma complexion) autre vice que langueur et paresse. Le danger n'était pas que je fisse mal, mais que je ne fisse rien. Nul ne pronostiquait que je dusse devenir mauvais, mais inutile. On y prévoyait de la fainéantise, non pas de la malice.
Montaigne, Essais, I, XXVI.
17 Quittez, dit-il, la couche oisive
Où vous ensevelit une molle langueur (…)
Racine, Poésies diverses, VII, Mardi.
18 Et Stamboul, dans l'air devenu sec et limpide, reprenait son indicible langueur orientale (…)
Loti, les Désenchantées, III, IX.
Fig., littér. Manque de chaleur, de mouvement. || Langueur du style. || Langueur d'une tragédie (→ Hors, cit. 14). || Vers qui tombe en langueur (→ Historien, cit. 8).
Beaux-arts. Morbidesse. || Langueur d'une composition.
CONTR. Activité, animation, ardeur, chaleur, force, furie, vie, vitalité, vivacité.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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